Feutrage

Alliance du feutrage traditionnel mongol à cheval et du feutrage à l’aiguille.

 

Mes réalisations comportent deux parties : une partie au feutrage au savon et une partie sculptée à l’aiguille.

Le feutrage au savon se fait avec la laine naturelle cardée, posée mèche à mèche par couches successives croisées, et une humidification au savon, sur ma table de travail. J’applique ensuite la méthode traditionnelle mongole de foulage et de feutrage à cheval. Même si je l’avais vue pratiquer en Mongolie, les étapes qui suivent sont techniques et demandent une pratique très rigoureuse pour un résultat satisfaisant. Le feutre est roulé sur un rouleau qui est doucement bercé au pas, derrière mon cheval pour le pré-feutre. Après une seconde humidification et un nouveau roulage, le feutrage se fait ensuite toujours derrière le cheval, mais cette fois-ci au galop.

Pour les parties sculptées de mes pièces, je réalise un feutrage à l’aiguille, avec une technique que j’ai mis au point d’une façon complètement intuitive.

Avec une aiguille et une boule de laine cardée entre mes mains, est clairement apparu un museau. Et par accumulation de laine, une tête de mouton est née. J’en ai été très surprise, croyant à un heureux accident, mais quand je me suis remise au travail, un nouveau mouton était là. 

Depuis, une multitude de moutons, de chèvres ou de vaches, peuplent mon atelier.